"ARRETE RESTAURATION COLLECTIVE "
Le ministre de la défense, le ministre de l'agriculture et de la pêche, le
secrétaire d'Etat à la santé et le secrétaire d'Etat aux petites et moyennes
entreprises, au commerce et à l'artisanat,
Vu la directive 93/43/CEE du Conseil du 14 juin 1993 relative à l'hygiène des
denrées alimentaires ;
Vu le code rural, et notamment ses articles 258 à 262 ;
Vu le code de la santé publique, et notamment ses articles L. 1, L. 11, L. 12
et L. 772 ;
Vu le code de la consommation ;
Vu le décret no 71-636 du 21 juillet 1971 pris pour l'application des articles
258, 259 et 262 du code rural et relatif à l'inspection sanitaire et qualitative
des animaux vivants et des denrées animales ou d'origine animale, et notamment
ses articles 3, 5, 7, 8, 25 et son article 26 ;
Vu le décret no 84-1147 du 7 décembre 1984 modifié portant application de la
loi du 1er août 1905 sur les fraudes et falsifications en matière de produits
ou de services en ce qui concerne l'étiquetage et la présentation des denrées
alimentaires ;
Vu le décret no 85-755 du 19 juillet 1985 relatif à l'hygiène, à la sécurité
du travail et à la prévention au ministère de la défense ;
Vu le décret no 86-770 du 10 juin 1986 modifié fixant la liste des maladies
à déclaration obligatoire ;
Vu le décret no 89-3 du 3 janvier 1989 relatif aux eaux destinées à la consommation
humaine à l'exclusion des eaux minérales naturelles ;
Vu le décret no 91-409 du 26 avril 1991 fixant les prescriptions en matière
d'hygiène concernant les denrées, produits ou boissons destinés à l'alimentation
humaine, à l'exclusion de ceux mentionnés aux articles 258, 259 et 262 du code
rural, des eaux destinées à la consommation humaine et des eaux minérales naturelles,
et notamment ses articles 2, 3, 4, 5, 10, 15, 19 et 20 ;
Vu le décret no 91-685 du 14 juillet 1991 fixant les attributions du service
de santé des armées, et notamment son article 1er ;
Vu l'arrêté du 26 juin 1974 réglementant les conditions d'hygiène relatives
à la préparation, la conservation, la distribution et la vente des plats cuisinés
à l'avance ;
Vu l'arrêté du 22 mars 1993 relatif aux végétaux et préparations de végétaux
crus prêts à l'emploi destinés à la consommation humaine ;
Vu l'arrêté du 28 juin 1994 relatif à l'identification et à l'agrément sanitaire
des établissements mettant sur le marché des denrées animales ou d'origine animale
et au marquage de salubrité ;
Vu l'avis du Conseil supérieur d'hygiène publique de France,
Arrêtent :
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Art. 6. - Par leur implantation, leur conception,
leurs dimensions, leur construction et leur agencement, les locaux dans lesquels
circulent les denrées alimentaires, ainsi que l'équipement en matériels de ces
locaux, doivent :
a)
Permettre le stockage des différentes denrées alimentaires (matières premières,
produits semi-élaborés, produits finis) dans des conditions d'ambiance, notamment
de température et d'hygrométrie, compatibles avec leur bonne conservation ;
b)
Ne pas constituer par eux-mêmes, notamment du fait des matériaux qui les composent,
une source de contamination pour les aliments ;
c)
Faciliter les opérations de nettoyage et de désinfection de leurs différentes
surfaces et, de ce fait, contribuer à réduire à un niveau acceptable les risques
de contamination des denrées alimentaires ;
d)
Permettre de prévenir l'encrassement, le contact avec des matériaux ou fluides
toxiques, le déversement de particules dans les denrées alimentaires et le développement
de moisissures ou la formation de condensation indésirable sur les surfaces
;
e)
Ne pas offrir, lors du travail des denrées alimentaires, de conditions d'ambiance
favorables à la multiplication des micro-organismes, notamment par une séparation
suffisante des opérations relevant des secteurs chauds et des secteurs froids,
sauf si l'analyse des risques prévue à l'article 5 montre que la maîtrise de
ces opérations offre la même sécurité pour la santé du consommateur ;
f)
Permettre la progression continue et rationnelle dans l'espace des différentes
opérations élémentaires conduisant à l'élaboration des produits finis (marche
en avant dans l'espace), à moins que ne soient clairement définies, mises en
oeuvre et respectées des procédures de fonctionnement spécifiques palliant effectivement
cette conception des locaux (marche en avant dans le temps) ;
g)
Permettre la mise en oeuvre de bonnes pratiques d'hygiène, notamment en prévenant
les sources de contamination extérieures, tels les animaux domestiques,
les plantes, les insectes, les rongeurs et autres animaux nuisibles, et en évitant
la contamination croisée entre les denrées alimentaires, les équipements, les
matériels, les matériaux, l'eau, l'aération, le personnel, en particulier par
une séparation suffisante entre les secteurs propres et les secteurs souillés.
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Art. 30. - Les salles de restaurant et les locaux
similaires ne doivent pas, du fait de leur aménagement ou de l'usage qui en
est fait, constituer un risque d'insalubrité pour les denrées.
La présence d'animaux de compagnie y est interdite, à l'exception des
chiens guides d'aveugles.
Les murs, plafonds, cloisons et sols, ainsi que l'ameublement, sont maintenus
en bon état de propreté permanent. Le nettoyage ou le lavage du sol est effectué
au minimum après chaque journée de travail.
Les ustensiles susceptibles de se trouver au contact des aliments et de l'eau
de boisson sont tenus en parfait état de propreté et changés aussi souvent que
nécessaire.
Les toilettes des consommateurs, comprenant cabinets d'aisances et lavabos,
sont maintenues en constant état de propreté et de bon fonctionnement. Elles
sont pourvues en permanence de papier hygiénique et les cabinets d'aisances,
équipés de chasse d'eau, ne doivent jamais communiquer directement avec la salle
où sont servies les préparations culinaires, ni avec les locaux dans lesquels
circulent des denrées alimentaires. Elles ne doivent pas être accessibles par
la cuisine.
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Fait à Paris, le 29 septembre 1997.
Le ministre de l'agriculture et de la pêche,
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur général de l'alimentation,
M. Guillou Le ministre de la défense, Pour le ministre et par délégation : Le
directeur du cabinet civil et militaire, F. Roussely Le secrétaire d'Etat à
la santé,
Pour le secrétaire d'Etat et par délégation :
Le directeur général de la santé,
J.-F. Girard Le secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce
et à l'artisanat, Pour le secrétaire d'Etat et par délégation : Le directeur
général de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes,
J. Gallot
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A N N E X E I I I
MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE LA PECHE Ce document en retour devra être présenté à toutes réquisitions des agents de contrôle des services vétérinaires.